Comment choisir son carnet de randonnée : le guide complet

Comment choisir son carnet de randonnée : le guide complet - Wilderpad

Un carnet de randonnée, ça a l'air simple sur le papier (c'est le cas de le dire). Et pourtant, entre le carnet qui se gondole dès la première averse, celui dont la couverture se fend au fond du sac, et celui qu'on abandonne parce qu'il est trop lourd, le choix mérite qu'on s'y arrête cinq minutes.

Ce guide passe en revue les critères qui font vraiment la différence sur le terrain, pour vous aider à choisir un carnet fiable qui tient la distance, pas juste un joli objet acheté sur un coup de tête.

 

Carnet de randonnée, carnet de rando, carnet d'aventure : de quoi parle-t-on ?

Selon les boutiques et les habitudes de chacun, on parle indifféremment de carnet de randonnée, carnet de rando, carnet d'aventure ou encore carnet de terrain. Dans les faits, c'est le même objet : un carnet compact conçu pour accompagner les sorties en extérieur, que ce soit une balade à la journée, un carnet de trek pour une itinérance de plusieurs jours, ou un carnet de bivouac qu'on sort le soir au coin du feu.

carnet de rando - carnet de trek

Ce qui les distingue, c'est surtout l'usage qu'on en fait : noter les étapes et le dénivelé, dessiner un croquis rapide, coller un ticket de refuge ou une fleur séchée, ou simplement écrire ce qu'on a envie de se rappeler dans dix ans. Un bon carnet de randonnée doit pouvoir servir à tout ça à la fois, sans jamais devenir une contrainte à transporter. Si vous vous demandez encore à quoi il sert vraiment, on détaille pourquoi chaque randonneur devrait avoir un carnet en main.

 

Les critères pour bien choisir son carnet de randonnée

Le format et l'encombrement

Le premier critère, c'est tout bête : est-ce que le carnet rentre dans votre sac sans y prendre toute la place ? Un format A6 (autour de 9,5 x 13 cm) est le bon compromis : assez grand pour écrire confortablement, assez petit pour glisser dans une poche de sac à dos ou une veste sans y penser. Un carnet trop grand finit au fond du sac et n'en ressort jamais. Un carnet trop petit décourage d'écrire plus de deux lignes. Pour comparer les dimensions de chaque taille, voir notre guide A4, A5 ou A6 : quel format de carnet choisir.

 

La résistance du papier face à la pluie et à la transpiration

C'est le critère le plus sous-estimé, et pourtant le plus important une fois sur le terrain. Un carnet en papier classique gondole, absorbe l'humidité et devient illisible dès qu'il prend une averse ou qu'il traîne au fond d'un sac mouillé.

C'est là que le papier de pierre (stone paper) change vraiment la donne : naturellement résistant à l'eau, il ne se déforme pas et reste agréable à écrire même après un passage sous la pluie. Si vous cherchez un carnet étanche ou du moins résistant à l'humidité, c'est le point à vérifier en priorité avant tout achat. Seul point d'attention : l'encre ne se comporte pas de la même façon sur ce papier, d'où notre guide sur le stylo à utiliser sur du papier de pierre.

 

La couverture : rigide ou souple, et sa tenue dans le temps

Une couverture rigide protège mieux les pages contre les chocs et l'écrasement au fond d'un sac, contrairement à une couverture souple qui plie et laisse les coins des pages s'abîmer. Regardez aussi la reliure : une reliure de qualité (type PUR) évite que les pages se détachent après plusieurs mois d'usage intensif, ce qui compte si le carnet est censé durer plusieurs saisons de randonnée.

 

L'organisation des pages : lignes et espace libre

Un carnet trop rigide dans sa mise en page (uniquement des cases à remplir, des champs préformatés) limite ce qu'on peut y noter. À l'inverse, des pages entièrement blanches ne donnent aucun repère pour écrire droit. Le bon compromis, ce sont des pages lignées avec suffisamment d'espace libre pour glisser un croquis de silhouette de montagne, une carte tracée à main levée, ou juste une phrase qui déborde de la ligne.

 

Les détails pratiques qui font la différence à l'usage

Ce sont de petits éléments, mais ils changent vraiment l'expérience sur le terrain :

  • Un marque-page pour retrouver sa page sans chercher
  • Un élastique de fermeture pour éviter que le carnet s'ouvre tout seul dans le sac et prenne la poussière ou l'humidité
  • Une boucle pour stylo pour ne jamais perdre son crayon en pleine montée
Carnet de rando

Pris séparément, ce sont des détails. Ensemble, ils font qu'on utilise réellement le carnet plutôt que de le laisser au fond du sac par flemme de chercher un stylo.

Le budget : entre le carnet jetable et l'objet de luxe

Il existe deux extrêmes sur le marché : le carnet premier prix qu'on jette après un été, et le carnet de papeterie haut de gamme à prix élevé. Entre les deux, il y a une place pour un carnet milieu de gamme, autour de 20€, qui offre la qualité qu'on attend d'un objet-souvenir (papier résistant, couverture solide, finitions soignées) sans le prix d'un objet de luxe. Garder une trace de ses aventures ne devrait pas être un luxe.

 

Carnet classique vs carnet en papier de pierre : quelles différences ?

Critère Carnet classique Carnet en papier de pierre
Résistance à l'eau Gondole et absorbe l'humidité dès la première averse Résiste à l'eau, ne se déforme pas
Durée de vie S'abîme après quelques mois d'usage intensif Tient plusieurs années sans se dégrader
Poids Variable, souvent plus lourd à volume égal 69g pour un format A6 à couverture rigide
Prix Entre le jetable à 5€ et le haut de gamme à 50€+ Milieu de gamme, autour de 20€

 

Si vous hésitez encore entre un carnet en papier traditionnel et un carnet en papier de pierre, on a détaillé en profondeur les différences (fabrication, résistance, impact écologique, sensation d'écriture) dans notre article dédié : le guide complet du papier de pierre.

 

Comment bien remplir son carnet sur le terrain

Un carnet de randonnée n'a pas vocation à rester impeccable. C'est même l'inverse : un carnet qui a pris un peu de terre, dont l'élastique a légèrement gondolé, dont les coins sont arrondis à l'usage, c'est un carnet qui a vécu.

Quelques idées simples pour vraiment s'en servir, sans se prendre la tête :

  • Écrivez des pensées et anecdotes personnelles plutôt que des données techniques. "Le sommet valait chaque heure de montée" raconte bien plus qu'une altitude notée au coin de la page.
  • Ne cherchez pas la perfection dans vos croquis. Une silhouette de montagne griffonnée en deux minutes, une carte d'itinéraire tracée à main levée, ça vaut largement un dessin technique.
  • Glissez des objets entre les pages : une feuille, une fleur séchée, un ticket de refuge. Ce sont ces petits fragments qui, relus dans dix ans, ramènent instantanément sur le sentier.

C'est exactement l'esprit avec lequel Wilderpad a été pensé : un carnet outdoor en papier de pierre, conçu pour suivre le terrain sans se dégrader, et pour devenir au fil des sorties un vrai objet à conserver, pas un simple carnet qu'on jette après usage. Et il ne sert pas qu'aux randonneurs : backpackers, chasseurs ou navigateurs l'adoptent aussi.

 

Vous cherchez un carnet qui coche toutes ces cases ? Découvrez le carnet de randonnée Wilderpad en papier de pierre.